Frottis cervicaux
Septembre 2008

Dr Jacques COMBECAL
Gynécologue-Obstétricien
Alès
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I) LE FROTTIS CERVICAL : POURQUOI

A) Intérêts
  1. Le frottis du col utérin est le moyen de dépistage du cancer du col ou d’une lésion précancéreuse.
  2. Il est simple de réalisation, peu coûteux et d’une parfaite innocuité.
  3. Il a une spécificité élevée.
  4. Il permet de mettre en évidence non seulement des cancers infracliniques mais aussi des lésions précancéreuses ; en les traitant, on fait la prévention secondaire du cancer invasif [1].
    En France, l’incidence du cancer est passée de 5 100 nouveaux cas en 1980 à 3 000 en 2005 et la mortalité de 2 200 à 1 000 décès [2].

B) Épidémiologie du cancer du col et dépistage
Le cancer du col est un cancer fréquent dans le monde [3,4]. Longtemps asymptomatique, il est précédé pendant de nombreuses années par des lésions précancéreuses [4].
La quasi-totalité des cancers du col (86 à 97%) sont induits par un papillomavirus humain (HPV) à haut risque oncogène [3]. 80% des femmes sexuellement actives ont été à un moment de leur vie porteuses du HPV [3].
Dans la majorité des cas (85 à 90%), cette infection va régresser spontanément [3]. Ce n’est qu’en cas d’infection persistante et en présence de cofacteurs qu’un cancer risque de se développer 10 à 15 ans après la contamination.
Chaque année en France, 6 millions de frottis sont réalisés [3].
La couverture par frottis cervical de la population féminine française est de 55% par an [5]. La seule façon d’étendre la couverture du cancer du col est d’organiser un dépistage de masse (niveau de preuve 1) [1].
L’incidence du cancer du col croît à partir de l’âge de 20 ans pour atteindre un maximum à 40 ans (autour de 21 cas pour 100 000) puis décroît jusqu’à l’âge de 55 ans et se stabilise (autour de 12 cas pour 100 000) jusqu’à la fin de la vie [2].